Bahla au pied du Djebel Akhdar

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La civilisation omanaise remonte à des milliers. Dans les temps bibliques le pays était la plaque tournante du commerce riche en encens, la gomme aromatique qui était autrefois considéré comme plus précieux que l’or. Connus pour leur tradition maritime, les sultans d’Oman ont régné entre le 15ème et le 19ème sur un empire commercial riche qui s’étendait de la côte de l’Afrique orientale à la pointe du sous-continent indien. Au pied du Djebel Akhdar se trouvent plusieurs forteresses : Rustaq au nord, et Izki, Nizwa et Bahla au sud. Elles ont toutes été capitales à un moment de l’histoire d’oman, et en conséquence joué un rôle important dans l’histoire de ce sultanat.

Bahla capitale des Banu Nabhan

Non loin de la capitale d’Oman, l’oasis de Bahla doit sa prospérité aux Banu Nabhan qui ont dominé toutes les autres tribus à partir du milieu du 12e à la fin du 15e siècle. Les ruines de leur passé glorieux restent maintenant dans cette magnifique oasis perchée dans les montagnes. Construit sur une base de pierre, les murs et les tours de l’immense fort en pisé comprennent certainement certains éléments structurels de la période pré-islamique, mais la plupart des constructions date de l’époque prospère des sultans Banu Nabhan dont les reconstructions les plus récentes remontent au début du 16ème siècle. Au pied sud ouest du fort de Bahla se trouve la grande mosquée du vendredi avec son beau mihrab sculpté du 14e siècle.

Système architectural de Bahla

Visiter Bahla et déambuler dans les vestiges de lotissements familiaux en brique crue pour ressentir le passé d’une ville autrement prospère. Composée de plusieurs cartiers (harats) : al-Aqr, al-Ghuzeili, al-Hawulya et dans chacune de ses harats une mosquée est associée. Tout dans la ville de Bahla rappelle l’orientation vers l’oasis et son système de contrôle d’eau et d’irrigation ingénieux (le falaj). Le souk de Bahla à demi couvert, comporte plusieurs échoppes à un étage ouvertes sur des allées étroites, le tout enclos derrière un rempart extérieur. L’emplacement du souk n’est pas anodin, il est choisi pour faciliter sa surveillance depuis le fort sur l’escarpement rocheux voisin. Les vestiges de portes, des fenêtres en bois sculpté et artistiquement incisé témoignent d’une tradition artisanale spécifique.

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